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Publié par la tortue à plumes

                                                                                 
"les doigts dans le pot de confiture"
 
Un coup de sonnette non attendu...
J'avais les doigts dans le pot de confiture lorsque la sonnerie a retenti.
17 h : l'heure du goûter. Un rituel incontournable à partir d'un âge certain, du moins pour ceux qui vieillissent comme moi. Sur le réfrigérateur, aucune note pour me rappeler un rendez-vous quelconque. Donc, c'était un commercial. 
« Tu peux pourrir devant la porte. Je ne t'ouvrirai pas. »
Je me suis souvenu du dernier qui avait réussi à me vendre un paquet de morceaux de mangues surgelées. Une voix agréable à laquelle je n'avais pas été insensible.
Un véritable comédien pour me vanter la chair absolument succulente de son produit : « Des mangues  surgelées dans leur pays d'origine ! Rien à voir avec ce que vous pouvez trouver ici au rayon exotique ! Rien à voir avec les conserves au sirop ! » J'avais salivé rien qu'en écoutant son boniment.
J'avais grimacé lorsque j'avais décongelé le paquet. Les tranches mollassonnes pouvaient à la rigueur se manger en compote ou confiture, mais pas en salade de fruits. J'avais rigolé de ma naïveté et juré comme le corbeau du fabuliste qu'on ne m'y reprendrait plus.
Cette sonnerie qui m'a ramenée à ce représentant de commerce m'a aussi fait basculer dans mon enfance au Laos, à la saison des mangues. 
Notre ruelle  donnait sur une avenue bordée de grands manguiers sauvages qui donnaient des  mangues d'une forme arrondie, bien différentes des mangues de plantations, plus grosses, plus allongées. Peau plus épaisse aussi, cependant la chair n'était pas moins sucrée, pas moins juteuse. 
La nuit, un coup de vent plus fort suffisait pour faire tomber celles qui étaient mûres et nous, les enfants, allions les ramasser. Nous enlevions la peau avec nos canines. Nous mordions ensuite goulûment dans la chair. Le jus dégoulinait sur nos doigts et nous léchions le noyau jusqu'à bien le nettoyer.
J'en étais là de ma rêverie quand une deuxième sonnerie plus prolongée m'a ramenée dans mon appartement. Agacée, je suis partie coller mon œil au judas de la porte blindée.
C'était une jeune voisine de  mon palier:
Excusez-moi de vous déranger. Maman a fait une soupe de son pays avec des pois chiches, une chorba.
Ta maman est trop gentille. Tu la remercieras de ma part.
Qu'est-ce que je peux t'offrir ?
Elle m'a regardée avec ses dents éclatantes de petite fille sage. Je suis allée chercher une boîte de chamallows :
Tu en prends autant que tu veux, aussi pour ta petite sœur et ton petit frère.
Elle s'est contentée d'en choisir six. 
Quand elle est partie, je suis retournée à mon pot de confiture. Le rituel du goûter ! Incontournable ! Pour la soirée, mon repas est déjà prêt. Cool, la vie ! Myosotis
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J'avais les doigts dans le pot de confiture, lorsque Nouchka s'approcha lentement,
Elle me fixait, se demandant, sans doute, à quel jeu s'adonnait son humaine.
J’entrouvris les lèvres pour y glisser un doigt.
Celui-ci se heurta à l'embouchure de ma cavité. Ce geste maladroit déclencha un petit séisme fort plaisant, je l'admis, laissant perler quelques gouttes du nectar sur mon menton.
 
Ma langue se souleva et accueillit le gelée avec délice : saveur, plaisir, éclosion... Oh ! Humm ! Je fermais les yeux pour mieux goûter aux sensations qui me submergeaient. Mes papilles séduites pétillaient ; ma salive, en abondance, se déployait dans l'allée des plaisirs, ouverte par cette efflorescence. Et moi, yeux toujours fermés, je savourais...
 
Mon majeur ne pouvait point laisser mon index profiter, seul, de cette oraison fruitière. Il vint alors rejoindre l'index dans ma bouche. Gourmandise aux pas de deux !
Je me mis à sucer mes doigts encore et encore jusqu’à la carnation. Nouchka semblait surprise par les bruits qui sortaient de ma gorge. Sa maîtresse, c'est à dire moi, émettait des sons gutturaux tout droit issus des profondeurs œsophagiennes. 
 
Quand je me décidais à replonger mes doigts dans le pot de confiture, Nouchka d'un bond, renversa le pot et me griffa. Elle grognait, menaçante.
Finis, les ronronnements d'amour. Roselyne 
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J'avais les doigts dans le pot de confiture, lorsque Mélanie et Ludovic sont entrés dans la cuisine
Ce sont mes jumeaux, ils ont 7 ans.
Inutile de dire qu'à cet âge là on comprend ce qui se passe.
 
Que faire ?
Soit j'arrête tout net soit je continue.
Je décide de continuer et de leur donner une explication qu'ils pourront comprendre.   Voilà ce que je leur ai dit :
Oui je vous interdit de faire ça et vous m'avez surpris entrain de le faire, je sais ce n'est pas bien.
Ça tombe bien que vous m'ayez vue, j'avais quelque chose à vous dire, dans quelques mois vous serez trois, j'attends un bébé, pour l'instant il est bien au chaud dans mon ventre, vous avez peut être vu que je n'étais pas comme d'habitude c'est pour ça.
 
J'ai envie de choses sucrées et comme votre père est parti faire les courses je n'avais que la confiture et j'étais tellement pressée que je n'avais pas pris de cuillère.
J'ai ouvert le buffet et j'ai sorti trois tasses, j'ai mis de la confiture et on s'est assis à la table pour la manger sans cuillère.
Elle avait encore un meilleur goût, parce qu'elle était partagée avec mes enfants, et j'avais pu leur annoncer ma future grossesse, je ne savais pas trop comment leur apprendre.
 
Ils sont contents, et m'ont demandé si on pourrait remanger de la confiture sans cuillère
Bien entendu j'ai dit oui, il faudrait juste qu'ils me le demandent. Aidapa
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J'avais les doigts dans le pot de confiture, lorsque j'entendis arriver Maman. 
J'avais déjà quelques problèmes, avec la nourriture d'une part, avec l'image du corps d'autre part, les deux problèmes concernant ma personne, mais aussi celle de ma mère. On dit qu'il se passe bien des choses dans la vie intra-utérine. Or Maman a pris beaucoup de poids lors de sa grossesse, et n'a plus jamais retrouvé, après ma naissance, la ligne de sa jeunesse. 
Toujours est-il que j'avais la hantise du surpoids.  Ça a commencé vers six ou sept ans, et ça n'a jamais fini. 
Cette culpabilité vis-à-vis de la nourriture a fait naître des comportements déviants de bonne heure, et j'allais souvent visiter les placards de la cuisine en cachette de ma famille. Je soupçonne cependant mes parents de s'en être rendu compte, mais d'avoir eu la délicatesse de chercher des solutions alternatives à l'affrontement ou la réprimande. 
 
Les doigts dans la confiture, quelques chocolats de moins dans la boîte achetée pour les fêtes à l'économat, je faisais mes bêtises seule, déjà honteuse et un peu compulsive. 
Maman tourna la clé dans la serrure. Il fallait faire très vite, repousser le pot de confiture au fond du placard sans le refermer pour qu'il ne me trahisse pas ( je reviendrai plus tard pour le faire), passer un revers de main sur mes lèvres, faire semblant de prendre un verre d'eau pour donner le change, et accueillir Maman par une question, pour éviter qu'elle ne m'en pose. "Où étais-tu ? En courses? "
Quelquefois, Maman surprenait des gestes précipités. Au début, c'était : "Que fais-tu donc ? ", puis " Ne mange pas entre les repas ! ".Mais plus tard, on m'épargnait les remontrances inutiles pour privilégier la discussion autour du poids et de l'alimentation. 
Je sais, tout ça n'est pas très poétique, ne parle pas beaucoup de saveurs et des arômes de fruits. Est-ce que je les appréciais à les manger trop vite  avec la honte en moi, et la crainte d'être prise les doigts dans le pot ? 
Aujourd'hui, j'ai conservé ce malaise indélébile qui m'empêche de savourer, déguster les mets les plus délicats,  les plus goûteux, que mes papilles réclament pourtant. Comme une malédiction... Annie
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J’avais les doigts dans le pot de confiture
lorsque j’entends un drôle de bruit dans le fond de la pièce 
Je suis seule dans la cuisine 
Mon chéri est allé couper du bois
Et moi qu’est ce que j’ai ? Bah les doigts dans le pot de confiture. 
Quelle idée ? Si seulement j’avais attendu qu’il revienne. 
Eh bah non … j’ai encore eu cette fringale, cette envie de confiture maison à la fraise 
Mon fruit rouge préféré. 
A cet instant précis, je ne sais pas quoi faire
Je suis tétanisée à l'idée de me retrouver nez à nez avec un voleur.
Mais quelle imagination débordante, un voleur un matin ? 10h précisément…
J’ai deux solutions : soit laisser mes doigts dedans, soit les enlever et attraper mon téléphone afin d'appeler mon amoureux 
Bon je prends mon courage à deux mains, je prends la première chose qui me tombe sous la main 
Je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais trouver. 
Je lève mon rouleau à pâtisserie, encore en relation avec la gourmandise !
Je m’approche tout doucement, mes pieds craquent sur le sol en bois.
J’ai la gorge sèche, les gouttes de sueur coulent sur mon front. 
Mon baromètre de stress monte d’un cran, puis deux crans
Quand soudain, que vois-je ? Une ridicule souris 
Tout ça pour ce rongeur.
Ses yeux globuleux rouge me fixant. 
Finalement, je décide de rebrousser chemin jusqu’à la cuisine
Enfin,  Édouard rentre, et lui demande d’appeler un service de dératisation. 
Je finis par me laver les mains et monte me reposer dans ma chambre.
Une de ces journées qu’on ne peut pas oublier. Speedy Kart
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J'avais les doigts dans le pot de confiture, lorsque mon frère arriva derrière moi sans faire de bruit :" ah! Je t'y prends ! Je vais le dire à maman !" s'écria-t-il
" Non, s'il te plaît,ne dis rien ! Je ferai tout ce que tu voudras !"
A cette époque, la moindre incartade provoquait des drames chez nous, et moi j'avais l'habitude de les attirer.
" Alors, passe-moi 50 euros !" 
" Ah non! Tu exagères ! Je n'ai trempé les doigts qu'une fois !"
" une fois ou dix fois, c'est pareil ! Alors, ça vient ?"
J'hésitais : lui céder toute ma richesse ; mon cadeau d'anniversaire : trop cher payé. 
Mais que ne ferait-on pas pour éviter le châtiment !
A regret, je traînais les pieds vers ma tirelire -ma grosse pomme rouge- qui me laissa extraire le billet sans oser rougir davantage, étant écarlate de nature !
Je tendis l'argent à mon frère au moment précis où notre mère entrait dans la pièce ; son regard perspicace croisa notre air penaud qui nous trahit. Mon frère expliqua les faits ; maman confisqua le billet, mais me le rendit plus tard. Nous fûmes privés de confiture au petit déjeuner du lendemain.
Le soir, je réclamais 50 euros à mon frère, car il avait rompu notre "deal" en répétant tout à maman ! De cet épisode est né mon sens du commerce! Odette.
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J’avais les doigts dans le pot de confiture, lorsque la porte s’ouvrit brutalement. Comme on dit, prise la main dans le sac. Pierre et Manon m’entouraient déjà. J’étais coincée... Je retirais négligemment mes doigts du pot, et leur fis un grand sourire en espérant que la gelée rouge vermeil qui s’écoulait encore de mes doigts, n’avait pas laissé de traces, coquine moustache sur la commissure de mes lèvres... Dieu qu’elle était bonne, cette gelée de groseilles, cette couleur lumineuse, cette douceur translucide concoctée avec amour avec la recette de ma grand-mère Quenette. Sous la chaleur de juin, la semaine passée, nous avions tous les trois cueilli les grappes de groseilles, récolté quelques framboises, enfin celles que Manon, n’avait pas dévorées. Et ajouté quelques grappes de cassis. Elle n’aime pas leur acidité... Moi non plus d’ailleurs. Mais cette gelée faite maison, symbole et image de mon enfance où j’ai répété avec trente ans de distance les mêmes gestes, je revois le jus écarlate, clair et pur s’écoulant au travers d’un vieux torchon, inutilisable après l’opération et condamné, après plusieurs lavages infructueux à devenir chiffon. 
Avec d’infimes précautions, j’avais fait mon sirop « au boulé » en soufflant sur l’écumoire, plongée dans le sirop en attendant les petites bulles… Comme Manon, j’attendais impatiente de goûter la première mousse se figeant sur l’assiette. Et comme disait Georges Duhamel : "Comme le monde serait triste sans l’odeur des confitures". Et voilà.. Seulement quatre pots irisant l’étagère de l’armoire. J’ai tenu que quatre jours et n’ai pu résister comme le Curé de Cucugnan... au péché de gourmandise. Pierre ne dit rien, mais il sortit trois petites cuillères et la brioche achetée le matin à la boulangerie du moulin et en quelques minutes, le pot fut presque vide.. Plus que trois  pots irisant l’étagère que je regarde avec mélancolie ! Je crois qu’ils ne verront pas d’autres saisons. Mais Dieu quelle merveille, cette gelée à l’ancienne. MFV
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les haïkus gourmands :
 
Petit coup de stress
Trois carrés de chocolat
Et voilà la joie.
MFV
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Sucrés ou acides
Savoureux ou parfumés
Les mots gourmandises
Myosotis
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Oh ! Chocolat sur
la splendide robe blanche.
Pas pleurer. Sourire !
Myosotis
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Automne doré
Les fruits se fendent sur l'arbre
Le miel du soleil
Annie
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Ça sent les groseilles
Perles de l'été vermeilles
Et bocaux en fête
Annie
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Réveil suspendu
Douceur à la bergamote
Le temps se déride.
Odette
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Brioche et croissants
Regard fondant de délice
Déjeuner sucré.
Odette
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Citron et vanille
Palais grisé de saveurs
Dîner gustatif.
Odette
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Des chocolats fiels
Des noisettes et pommes cannelles
Délices de gazelles
Roselyne
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tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant..."

Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant.
On s’est rencontrés  devant un porc laqué
On s’est retrouvés devant une choucroute
On s’est détestés quand on s’est embrouilléss devant un café viennois.
On s’est réconcilié devant une boîte de chocolats ,
J’ai pardonné tes infidélités en t’offrant du saucisson
Goûts et saveurs sur l’oreiller se sont mêlés.
A moi les douceurs, les glaces et le chocolat,
A toi les crustacés, les gibiers et cochonnailles
Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant
On ne s’est plus quittés.
Cacahuètes salées, cacahuètes chocolatées
Partagées et tant aimées font qu’au printemps, nous nous sommes empâtés. MFV
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Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant nous nous sommes retrouvés côte à côte lors d'une manifestation pour la préservation du site de Notre-Dame-des-Landes.
Aujourd'hui, ensemble nous becquetons, c'est le pied.
Pâtes carbonara, ma biche ; bourguignon,
Mots reçus en apnée, transportée de passion.
Je chuchote au creux de ton oreille ourlée :
Ma poire amandine, bel oiseau paradis.
L’amour reste un mystère, le plus beau de la vie.
Tu es un bec salé et moi un bec sucré.
Puissions-nous cheminer toujours émerveillés
L’un de l’autre et enrichis de nos différences. Myosotis
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Qui se ressemble s'assemble. Et pourtant... 
Bec-salé et Bec-sucré étaient deux numéros complémentaires qui vivaient en harmonie dans le respect de leurs différences. 
Ils étaient tellement soucieux du bonheur de l'autre qu'ils avaient pris l'habitude de faire leurs courses ensemble et de se répartir les rayons. Bec-salé explorait les étals de fromage et de charcuterie, se chargeait des potages et des plats cuisinés, sans oublier les chips, graines, et biscuits apéritifs. Bec-sucré, elle partait à la recherche de nouvelles saveurs aux rayons des chocolats, des crèmeries, des glaces et des smoothies. Chaque course lui donnait l'occasion de tester des associations originales: chocolat au macaron moelleux ambré de sauce au caramel et pépites de myrtilles confites, ou bien pétales de roses croustillants dans leur robe de chocolat blanc. Les descriptifs de ces produits délicieux sont d'ailleurs si poétiques, si suggestifs, que c'est déjà un régal de les lire. Ils revenaient de leurs courses avec la satisfaction rarissime de n'avoir rien oublié. 
Parfois Bec-salé et Bec-sucré, à la recherche du bonheur fusionnel, composaient des plats sucrés-salés tout à fait inédits. Leur amour allait croissant, et ils ne tarissaient pas de mots pour s'en émerveiller. "Tu es un bec-salé, moi un bec-sucré, et pourtant je n'imagine pas ma vie sans ton sel ! "
Mais un jour, à force de ne point se priver, leurs comptes en Banque sombrèrent dans le rouge. Il fallut trouver une solution radicale pour sauver leur ménage. Ils décidèrent d'inverser leur rôle dans les magasins. Aussi Bec-salé devait approvisionner le foyer de gourmandises écoeurantes, et, n'étant pas en appétit, il limita considérablement les dépenses. Bec-sucré fit de même, s'ingénia à sélectionner  les produits réduits en sel, les autres étant immangeables à son goût, et l'appétit de Bec-salé s'en trouva grandement diminué. Les scores nutritionnels firent un bond en avant. Le budget du ménage fut sauvé ! 
Ils vécurent très heureux et en parfaite santé de très nombreuses années sans jamais se disputer. Annie
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Tu es un bec salé et moi un bec sucré
On s'est rencontrés lors d'une soirée
Où sucré et salé gaiement se mélangeaient.
Tu m'as proposé un vin doux rosé
Que j'ai apprécié.
Toi, tu as pris un whisky : j'ai remarqué,
Mais aucun mot n'est prononcé.
On s'est rappelés, on s'est retrouvés
Chez moi, où je t'avais invité...
Pour un simple café.
Petits- fours citron, gâteau choco marbré
Que j'avais confectionnés toute la matinée.
Tu n'as rien mangé : tu préférais le salé !
Confuse, ma déception ravalée,
J'ai dégusté, seule, toutes ces douceurs
Pendant trois jours, en pensant à toi,
Mais les goûts et couleurs ne se discutant pas,
Je me consolais dans mon "malheur"
En répondant à tes avances.
Puis saveurs sucrées et saveurs salées
Ont su adroitement s'adapter,
Tout comme notre union
Qui dure depuis moultes années. Odette
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Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant nous nous comprenons
Tu viens du sud, de Galice, moi du Nord, de la Somme
Tu as des parents nés la-bas alors que les miens sont d'ici
Tu as connu les guerres froides, moi j'ai subi les assauts d'un prélat
Tu as vaincu les foudres maritimes mais moi j'ai combattu les vents violents
Tu as couvé dans les phares alors que je nichais dans les moulins de pierre
Tu et je, nous nous comprenons parce que nous sommes des voyageurs,
Des compagnons d'exil, des mouettes rieuses. Roselyne
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Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant nous sommes jumeaux et on dit que des jumeaux ou jumelles font tout l'un comme l'autre
Bizarrement il n'y a que pour la nourriture que nous différons.
En effet dès le petit déjeuner il y a une différence
Tu peux manger du jambon et du fromage en te levant.
Moi il me faut mon pain avec de la confiture, un yaourt 
Dans la journée, si j'ai une petite faim ou un coup de stress ou de cafard, ce sera un gâteau, du chocolat
Toi tu achèteras du saucisson ou du pâté
Pourtant nos parents ont toujours fait attention à nos repas
Quand tu étais petit tu mangeais des gâteaux, du chocolat et des douceurs sucrées.
Un jour je vais te redonner l'envie du sucré, surtout le matin
J'espère y arriver.
Tu verras qu'une part de tarte ou un morceau de chocolat c'est réconfortant, ça fait du bien.
C'est une part de soleil, ça sent bon.
Remarque le fait que tu manges salé et moi sucré c'est ce qui permet aux gens de nous distinguer, un jour on devrait quand même essayer d'inverser, juste histoire de rire un peu et ce serait agréable de tromper nos gardiens. Aidapa
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Tu es un bec salé et moi un bec sucré, et pourtant

On est tellement heureux et complice
Nous sommes à l'opposé de l’un et l’autre 
Nous aimons à peu près la même chose 
Tu aimes les crêpes salées, et moi les crêpes sucrées 
C’est ce qui fait de nous notre amour 
On passe notre temps  à se bécoter 
Le bec à longueur de journée 
Afin de trouver un équilibre des goûts 
C’est ce qui fait tout le charme de notre couple
J’aime cette magie culinaire 
C’est ce qui m’a fait tombée amoureuse de toi
Depuis le premier jour que j’ai croisé ton  bec...
Cela été le coup de foudre 
On s’est fait le serment de se bécoter jusqu’à la fin  de notre vie
Peut importe les plumes qu’on y laissera 
Que la bataille se fût rude et semée d’embûches 
Mais cela nous a permis d’être parents et après 9 mois
Une nouvelle surprise vient d’agrandir la famille 
Un bébé vient de pointer le bout de son mini bec
Et qui a hérité d’un bec amer
L’alliance du sucré, du salé. Et vécurent heureux
Jusqu’à la fin de leur vie. Speedy Kart
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Le grain de sel de la 🐢 :
"toute faute serait une étourderie
tout anachronisme le bienvenu
tout est vrai, tout est fiction
l'écriture inclusive une bévue"
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atelier du 31 mars 2021
 
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